Burkina Faso – PNUD : Une coopération sous le sceau de la souveraineté et de l’impact direct
OUAGADOUGOU – Dans un contexte de refondation nationale, le Burkina Faso et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont acté un virage stratégique majeur. Le 5 mai 2026, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu le nouveau représentant résident, Snehal Vasantlal, pour sceller un engagement : celui d’un partenariat où l’expertise onusienne se plie désormais au rythme et aux exigences de la vision souveraine du « Plan Relance » burkinabè.
Par Fasoverse Média
Ce n’est plus un secret, Ouagadougou exige de ses partenaires une mue profonde. Lors de cette audience de haut niveau, le Chef du gouvernement a été on ne peut plus clair : « La responsabilité du développement nous incombe en premier lieu ». Un message reçu cinq sur cinq par Snehal Vasantlal, qui a réaffirmé la pleine disponibilité du PNUD à s’aligner sur les priorités nationales pour la période 2026-2030.
Un bilan 2025 comme gage de crédibilité
Loin des simples déclarations d’intention, l’année 2025 a servi de laboratoire à cette nouvelle approche de « résilience active ». Le bilan présenté lors de cette rencontre fait état de résultats concrets ayant touché directement le quotidien des Burkinabè :
- Citoyenneté et Droits : Plus de 34 000 femmes et jeunes ont pu obtenir leurs documents d’état civil, un pas essentiel pour l’inclusion sociale.
- Souveraineté Alimentaire : Près de 240 hectares de périmètres maraîchers ont été aménagés, notamment à Ouahigouya, pour renforcer les moyens d’existence des communautés déplacées ou affectées par la crise.
- Emplois et Environnement : La création de 5 000 emplois verts a permis d’allier insertion économique des jeunes et protection des ressources naturelles.
Au total, ce sont environ 210 millions de dollars (environ 127 milliards de FCFA) qui ont été mobilisés en 2025 par le PNUD pour soutenir la résilience, l’autonomisation et la transition énergétique au Burkina Faso.
Le « Plan Relance » : la boussole incontournable
Le cœur des échanges a porté sur l’intégration du PNUD dans le nouveau cadre de référence national : le Plan Relance 2026-2030. Ce document, adopté par les autorités de la Transition, prône un développement endogène centré sur la production locale et le bien-être immédiat des populations.
Le Premier ministre a salué les acquis dans les domaines de la gouvernance locale et de la cohésion sociale, tout en rappelant que chaque projet doit désormais être « visible et impactant » sur le terrain. Le PNUD s’est engagé à accompagner cette dynamique, notamment à travers des initiatives de stabilisation dans les zones reconquises, permettant le retour progressif des services publics.
La culture, levier de cohésion sociale
Originalité de ce partenariat « rectifié » : l’importance accordée à l’identité culturelle. Le PNUD s’est illustré par son soutien massif à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) 2026, parrainant notamment le « Village des communautés ». Pour l’organisation onusienne, la culture n’est pas un accessoire, mais un pilier de l’intégration sahélienne et de la paix durable.
Ce qu’il faut retenir
Cette rencontre marque la fin d’une ère de coopération assistée pour laisser place à une ère de coopération contractuelle. Le PNUD, sous la houlette de Snehal Vasantlal, semble avoir compris que pour rester un partenaire de choix au « Pays des Hommes Intègres », il faut savoir conjuguer expertise internationale et patriotisme économique.
