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Application du régime général des études dans les universités : les autorités apportent des clarifications

Le ministère en charge de l’Enseignement supérieur a apporté des précisions sur l’application du régime général des études dans les Instituts d’Enseignement Supérieur et de Recherche (IESR) ainsi que dans les Instituts Privés d’Enseignement Supérieur (IPES), notamment en ce qui concerne les exclusions académiques et les possibilités de réorientation des étudiants.

Selon le Directeur général de l’Enseignement supérieur, le Dr Gnidouba Roger LANOU, les exclusions prévues par les textes ne sont pas définitives. Elles concernent uniquement le semestre au titre duquel l’étudiant est sanctionné.

« Lorsqu’un étudiant est exclu sur la base des dispositions prévues, cette exclusion ne concerne que le semestre concerné. L’année suivante, il peut demander une réinscription ou une réorientation », a-t-il expliqué.

Le responsable précise qu’un étudiant en Licence peut solliciter une nouvelle orientation via la plateforme Campusfaso en tant qu’ancien bachelier. Pour les étudiants en Master, l’accès à certaines filières reste conditionné à la réussite des tests d’admission.

Une mesure appliquée conformément aux textes

Le Dr LANOU affirme que l’application du régime des études respecte strictement les arrêtés en vigueur depuis la rentrée académique 2025-2026. Selon lui, les mesures prises ne constituent pas une correction d’erreur, mais une application normale des règles académiques.

Il indique toutefois qu’une période de transition a été accordée afin de permettre aux étudiants de mieux comprendre les nouvelles dispositions et de s’y préparer.

Les seuils d’exclusion rappelés

Le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Samuel PARÉ, a rappelé les dispositions prévues par l’article 36 du régime de Licence.

Ainsi, tout étudiant ayant obtenu la note de 00/20 dans plus de 40 % des éléments constitutifs d’un semestre en Licence est exclu de l’établissement. En Master, ce seuil est fixé à plus de 30 %.

Cependant, ces étudiants peuvent, l’année académique suivante, se réinscrire dans une autre filière sous un régime particulier.

« Un étudiant inscrit en chimie, par exemple, peut être réorienté vers une autre filière comme l’anglais, la géographie ou l’allemand s’il est estimé que cette filière lui conviendrait davantage », a expliqué le Pr PARÉ.

Le phénomène des doubles inscriptions pointé du doigt

Les autorités universitaires ont également évoqué le phénomène des doubles inscriptions, considéré comme l’une des causes majeures des mauvais résultats observés dans certaines unités de formation.

Le Pr PARÉ a cité le cas de l’UFR Sciences Exactes et Appliquées (UFR-SEA), où 469 étudiants sur 1 386 inscrits en première année avaient obtenu des notes nulles dans toutes les matières, soit près de 34 % des effectifs.

Selon lui, plusieurs de ces étudiants n’auraient même pas participé aux évaluations, une situation liée, dans certains cas, aux doubles inscriptions dans différents établissements.

Vers une centralisation des inscriptions sur Campusfaso

Afin d’assurer une meilleure traçabilité des étudiants, le ministère envisage de rendre obligatoire le passage par la plateforme Campusfaso pour toute inscription, aussi bien dans les établissements publics que privés.

« L’objectif est de disposer d’un système unique permettant de suivre le parcours des étudiants et d’éviter les irrégularités », a conclu le Pr Samuel PARÉ.

La rédaction 


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