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Burkina Faso : 11 ans de prison pour l’ex-chef de la sécurité de l’ex-président Damiba dans l’affaire de l’incendie du véhicule de Imhotep Bayala

Un verdict lourd rendu au TGI Ouaga II

Le Tribunal de grande instance de Ouaga II a rendu, ce 5 juin 2026, un verdict très attendu dans l’affaire de l’incendie du véhicule de Imhotep Bayala, coordonnateur du mouvement « Deux Heures pour Nous, Deux Heures pour Kamita ».

Au cœur du dossier, le capitaine Abdoul Kader Zanré, ancien responsable de la sécurité présidentielle de l’ex-président de la Transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été reconnu coupable de complicité de dégradation volontaire de bien privé par incendie et de mise en danger de la vie d’autrui.

Les faits remontent à environ quatre ans et avaient suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique burkinabè.

Une condamnation ferme et un mandat d’arrêt

À l’issue du procès, le capitaine Abdoul Kader Zanré a été condamné à 11 ans de prison, dont 5 ans ferme, ainsi qu’à une amende de 2 millions de francs CFA.

Le tribunal a également décerné un mandat d’arrêt à son encontre.

Cette décision marque un tournant dans une affaire sensible, impliquant un ancien haut responsable de la sécurité présidentielle, et met fin à plusieurs années de procédure judiciaire.

Des peines également prononcées contre les co-accusés

Dans la même affaire, plusieurs co-accusés ont également été reconnus coupables de dégradation volontaire de biens privés par incendie et de mise en danger de la vie d’autrui.

Il s’agit du caporal Sawadogo Hamidou, alias Alpha, du sergent Boro Aboubacar, alias Brade, et du sergent Poda Nania, alias Chuteur.

Ils ont été condamnés à 5 ans de prison avec sursis, assortis d’une amende de 2 millions de francs CFA.

À noter que seul le sergent Poda Nania s’est présenté à l’audience de délibéré.

La partie civile recevable et des dommages fixés

Sur le plan civil, le tribunal a déclaré recevable la constitution de partie civile de la victime, Serge Bayala, alias Lianhoué Imhotep Bayala.

Les condamnés ont été jugés solidairement responsables du préjudice et doivent verser à la victime la somme de 12 700 000 francs CFA à titre de réparation.

Une affaire à forte portée symbolique

Au-delà du verdict judiciaire, cette affaire reste marquée par son contexte politique et social, impliquant des acteurs liés à des mouvements citoyens et à d’anciens cercles de sécurité étatiques.

Elle relance également le débat sur la responsabilité des forces de sécurité et la gestion des conflits impliquant des personnalités publiques au Burkina Faso.

Le jugement rendu par le TGI Ouaga II vient ainsi clore une procédure judiciaire longue et suivie de près par l’opinion nationale.

La rédaction 

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