Le traditionnel Conseil des ministres s’est tenu ce jeudi 2 juillet 2026 à Ouagadougou, sous la haute présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Guidé par la vision de la Révolution Progressiste Populaire, le Gouvernement a adopté une série de décrets et de réformes stratégiques visant à accélérer l’industrialisation, restructurer le monde du travail, encadrer l’action humanitaire et propulser le Burkina Faso dans l’ère des hautes technologies.
1. Souveraineté technologique : Création de l’Académie technologique du Faso
C’est l’une des annonces phares de ce Conseil. Rattachée directement à la Présidence du Faso en raison de son caractère hautement stratégique, l’Académie technologique du Faso vient officiellement de voir le jour. Cette institution d’élite a pour vocation de rompre avec les formations purement théoriques pour concevoir une nouvelle génération de bâtisseurs.
L’infrastructure, dont les travaux ont débuté en décembre 2025, est en phase de finition. Elle s’apprête à accueillir ses premières promotions au sein de filières de pointe indispensables à la dynamique d’industrialisation du pays : métallurgie, nucléaire, aéronautique, cybersécurité et métiers miniers. L’objectif est clair : former des cadres capables de concevoir, fabriquer et innover localement.
2. Régulation industrielle : CIM-SAHEL contre la spéculation sur le ciment
Face à l’explosion des chantiers d’infrastructures à travers le pays, le Gouvernement tape du poing sur la table pour protéger les consommateurs et structurer le marché des matériaux de construction. Le Conseil a ainsi acté la création et l’adoption des statuts de la société CIM-SAHEL, une entreprise d’économie mixte au capital de 5 milliards FCFA, détenue à 60 % par l’État et à 40 % par des partenaires privés.
Selon le Ministre chargé de l’Industrie, le Camarade Serge Gnaniodem PODA, CIM-SAHEL aura pour missions principales de :
- Garantir la disponibilité permanente du ciment sur l’ensemble du territoire national ;
- Briser la spéculation en imposant des coûts justes et raisonnables ;
- Soutenir le rythme soutenu des chantiers d’infrastructures publics et privés.
3. Action humanitaire : Encadrement strict et protection de la dignité humaine
Le Burkina Faso réaffirme sa souveraineté dans la gestion de l’aide humanitaire avec l’adoption d’un décret crucial porté par le ministère de la Famille et de la Solidarité. Désormais, les interventions humanitaires répondent à des règles strictes fondées sur le respect et l’autonomisation :
- Accréditation obligatoire : L’État supervisera désormais la répartition géographique et les zones d’intervention de toutes les organisations humanitaires.
- Priorité au relèvement précoce : Au moins 60 % des financements humanitaires devront être fléchés vers l’autonomisation des populations afin de réduire la dépendance à l’assistance prolongée.
- Préservation de la dignité : Le décret interdit formellement l’exposition des images des personnes vulnérables à côté des dons.
- Consommation locale : L’acquisition des dons destinés aux populations devra impérativement privilégier les produits locaux.
4. Administration publique : Clarification des horaires et de la Journée continue
Afin de corriger les lacunes réglementaires des textes de 2015 et 2017, le ministère des Serviteurs du Peuple a fait adopter deux décrets visant à optimiser le temps de travail et la productivité :
Le premier décret maintient et clarifie les horaires standards de l’Administration publique :
- Du lundi au jeudi : 7h30 à 12h30 et 13h00 à 16h00.
- Le vendredi : 7h30 à 12h30 et 13h30 à 16h30.
Le second décret harmonise la Journée de travail continu (liée à certains événements spécifiques). Celle-ci s’applique désormais de manière transparente aux secteurs public et privé, fixant la plage horaire de 7h30 à 14h00.
La rédaction














