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Chefferie coutumière à Boussouma : Naaba Ligdi déchu de ses fonctions pour « comportements indignes »

Le royaume de Boussouma au Burkina Faso est traversé par une crise coutumière marquée par le « décoiffement » (destitution) de Naaba Ligdi, un chef traditionnel sanctionné pour comportements indignes par la cour royale.

Selon plusieurs sources locales concordantes, Naaba Ligdi, un chef traditionnel a été officiellement déchu de ses fonctions de chef coutumier par la cour royale de Boussouma pour des « comportements et attitudes indignes d’un chef coutumier et traditionnel ».

L’information, largement relayée depuis plusieurs heures dans les cercles coutumiers et sur les réseaux sociaux, suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et des communautés traditionnelles.

À l’heure actuelle, aucune communication officielle détaillée n’a encore été publiée publiquement par les autorités administratives sur les motifs précis ayant conduit à cette décision exceptionnelle.

Une sanction rare dans les chefferies traditionnelles

Dans les traditions mossi, le « décoiffement » d’un chef constitue l’une des sanctions coutumières les plus graves. Elle symbolise la perte de légitimité et le retrait de l’autorité traditionnelle accordée au détenteur du pouvoir coutumier.

Ces procédures restent relativement rares et interviennent généralement dans des situations jugées incompatibles avec :

  • les valeurs traditionnelles ;
  • la dignité royale ;
  • les obligations morales attachées à la chefferie ;
  • ou la préservation de la cohésion sociale au sein du royaume.

Selon plusieurs observateurs des coutumes traditionnelles, une telle décision traduit souvent une profonde rupture entre le chef concerné et la cour royale.

Boussouma, un royaume historique du Burkina Faso

Le royaume de Boussouma occupe une place importante dans l’histoire des royaumes mossi du Burkina Faso. Le Dima de Boussouma exerce traditionnellement une autorité coutumière sur plusieurs cantons et localités de la région.

L’actuel Dima de Boussouma est Sa Majesté Naaba Sigri (Karim Donald Ouédraogo à l’état civil), intronisé le 10 août 2019. Il est le 32e roi de ce royaume mossi du Burkina Faso, succédant à son père, le défunt Naaba Sonré.

En tant que 32e Dima, il dirige l’un des cinq principaux royaumes Mossi.

Depuis son accession au trône, il participe à plusieurs activités coutumières et cérémonies officielles, notamment autour de la cohésion sociale, de la médiation traditionnelle et de la promotion des valeurs culturelles.

De nombreuses interrogations autour des circonstances

L’annonce de cette destitution alimente actuellement de nombreux débats dans les milieux coutumiers et sur les réseaux sociaux.

Plusieurs habitants et observateurs s’interrogent notamment sur :

  • les faits exacts reprochés au chef traditionnel ;
  • les mécanismes coutumiers ayant conduit à la décision ;
  • et les conséquences sur l’organisation du royaume.

Dans les traditions royales mossi, les affaires internes de succession et de sanction coutumière sont généralement traitées avec discrétion par les notabilités et les gardiens des traditions.

Un enjeu de stabilité et de cohésion sociale

Au Burkina Faso, les chefs coutumiers jouent un rôle important dans :

  • la médiation sociale ;
  • la résolution des conflits ;
  • la cohésion communautaire ;
  • et la préservation des traditions.

Dans plusieurs localités, les autorités coutumières collaborent également avec l’administration publique et les leaders religieux sur des questions liées à la paix sociale et à la gestion des tensions communautaires.

La situation à Boussouma sera donc suivie de près dans les prochains jours, alors que les populations attendent davantage d’explications sur cette décision exceptionnelle au sein de l’une des grandes chefferies traditionnelles du pays.

La rédaction 


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