La 17e édition du FESTIMA officiellement lancée à Dédougou
La ville de Dédougou, chef-lieu des régions de Bankui et du Sourou, vibre depuis le 11 mai au rythme des traditions africaines avec la tenue de la 17e édition du Festival international des Masques et des Arts (FESTIMA).
L’ouverture officielle de l’événement est intervenue jeudi 14 mai 2026 sous la présidence du gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, l’Inspecteur général de Police Babo Pierre Bassinga, représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. La cérémonie a réuni plusieurs autorités administratives, coutumières, culturelles et des festivaliers venus du Burkina Faso et d’autres pays africains.
Prévu jusqu’au 18 mai prochain, le festival se tient cette année sous le thème :
« FESTIMA, 30 ans au service de la tradition du masque : bilan et perspectives ».
Un festival devenu une référence culturelle africaine
Créé en 1996, le FESTIMA s’est progressivement imposé comme l’un des plus grands rendez-vous culturels dédiés aux masques en Afrique de l’Ouest. L’événement est organisé par l’Association pour la Sauvegarde des Masques (ASAMA), qui œuvre depuis trois décennies à la préservation et à la valorisation des traditions liées aux masques africains.
Dans son discours lu par le gouverneur, le ministre de la Culture a salué la constance des organisateurs et leur engagement à faire du festival « un rendez-vous incontournable du patrimoine culturel africain et mondial ».
Le thème choisi cette année marque une étape symbolique pour l’événement qui célèbre ses 30 ans d’existence.
Selon les autorités, cette édition doit permettre :
- d’évaluer le parcours du festival ;
- de réfléchir aux défis liés à la sauvegarde des traditions ;
- et d’envisager les perspectives futures de transmission culturelle aux jeunes générations.
Des prestations spectaculaires de masques
Comme lors des précédentes éditions, les prestations de masques constituent l’un des temps forts du festival.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le public a assisté à plusieurs démonstrations de :
- masques en feuilles ;
- masques en fibres ;
- danses traditionnelles ;
- prestations artistiques inspirées des cultures locales.
Dans plusieurs communautés du Burkina Faso et de la sous-région, les masques occupent une place spirituelle, sociale et culturelle importante. Ils interviennent notamment lors :
- des rites initiatiques ;
- des cérémonies traditionnelles ;
- des fêtes communautaires ;
- ou encore des médiations sociales.
Le FESTIMA est ainsi considéré comme un espace majeur de transmission des savoirs traditionnels et de valorisation des identités culturelles africaines.
Culture, tourisme et développement local
Au-delà de sa dimension artistique, le festival représente également un important levier économique pour Dédougou et ses environs.
Les autorités soulignent que le FESTIMA contribue :
- à l’animation de l’économie locale ;
- au développement du tourisme culturel ;
- à la promotion de l’artisanat ;
- et à la création d’activités génératrices de revenus.
Cette 17e édition prévoit notamment :
- des colloques ;
- une foire artistique ;
- des expositions artisanales ;
- des animations culturelles ;
- et des espaces gastronomiques.
Pendant plusieurs jours, hôtels, restaurants, commerçants et artisans bénéficient de l’affluence des visiteurs venus assister aux festivités.
Un symbole de résilience culturelle
Dans son intervention, le représentant du gouvernement a également rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Selon lui, leur engagement contribue à maintenir les activités culturelles dans un contexte sécuritaire marqué par les défis liés au terrorisme dans plusieurs régions du pays.
Pour les autorités burkinabè, la tenue du FESTIMA constitue aussi un symbole de résilience culturelle et de préservation des identités traditionnelles malgré les difficultés sécuritaires.
Une vitrine du patrimoine africain
Au fil des années, le FESTIMA a accueilli des délégations artistiques venues de plusieurs pays africains, faisant de Dédougou un carrefour culturel majeur autour des traditions du masque.
L’événement ambitionne aujourd’hui de renforcer encore davantage son rayonnement international tout en préservant l’authenticité des cultures locales.
À travers cette 17e édition anniversaire, les organisateurs veulent rappeler que les masques africains demeurent bien plus que des objets artistiques : ils incarnent une mémoire collective, des croyances ancestrales et un héritage culturel vivant.
La rédaction















