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Burkina Faso : plus de 6 millions de FCFA de drogue et de médicaments illicites saisis par les douanes

Les services des douanes burkinabè ont annoncé, ce lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou, la saisie de plusieurs cargaisons de drogue et de médicaments illicites d’une valeur globale estimée à plus de 6,7 millions de FCFA. Deux opérations distinctes menées sur les axes Ouagadougou–Dakola et Bagré ont permis l’interpellation d’un présumé trafiquant et la découverte d’importantes quantités de produits prohibés.

Une importante saisie de chanvre indien sur l’axe Ouagadougou–Dakola

La première opération a été conduite dans la nuit du 15 au 16 mai 2026 dans la zone de Nobili, sur l’axe Ouagadougou–Dakola.

Selon les explications fournies par les services douaniers, les agents effectuaient un contrôle routier lorsqu’ils ont repéré une moto roulant à vive allure aux environs de 4 heures du matin. Malgré les injonctions des agents, le conducteur a refusé de s’arrêter, déclenchant une course-poursuite.

Le suspect a finalement été intercepté et la fouille de son engin a permis la découverte de trois colis contenant 55 boules et plaquettes de chanvre indien.

La marchandise saisie représente un poids total de 46,8 kilogrammes pour une valeur estimée à 4 680 000 FCFA.

« Une course-poursuite s’est engagée avant qu’il ne soit finalement immobilisé », a expliqué un agent des douanes ayant participé à l’opération.

Le présumé trafiquant reconnaît les faits

Présenté à la presse, le suspect est passé aux aveux. Il a expliqué avoir été attiré par les gains générés par le trafic de stupéfiants dans les sites d’orpaillage artisanaux.

Selon ses déclarations, il s’était rendu au Ghana afin de s’approvisionner en chanvre indien dans le but de le revendre sur le site d’orpaillage de Kampti.

« On m’avait dit que si j’achetais et que je revendais, je pourrais gagner beaucoup plus d’argent », a-t-il reconnu devant les médias.

Le présumé trafiquant affirme également qu’il ignorait que la vente de cette substance était interdite, bien qu’il savait que sa consommation était prohibée.

Une seconde saisie de médicaments illicites à Bagré

En plus de cette opération, les services douaniers ont également présenté une seconde saisie réalisée le 17 mai 2026 à Bagré.

Cette intervention a permis de découvrir 408 boîtes de Drastin, soit 40 800 comprimés communément appelés « wobgo » ou « éléphant ».

La valeur marchande de cette cargaison est estimée à 2 040 000 FCFA.

Contrairement à la première opération, le suspect impliqué dans ce trafic a réussi à prendre la fuite avant son interpellation.

Les douanes alertent sur la diversification des trafics

Le directeur général des douanes, le Dr Yves Kafando, a salué le professionnalisme des agents engagés dans ces opérations.

Il a également mis en garde contre les dangers liés à la consommation de ces produits, notamment dans les zones d’orpaillage où les stupéfiants circulent de plus en plus.

Selon lui, ces substances représentent une menace importante pour la jeunesse burkinabè et contribuent à l’insécurité dans certaines localités.

Le responsable des douanes a aussi souligné l’évolution des méthodes utilisées par les trafiquants.

Autrefois principalement transportés dans des véhicules de tourisme, les produits illicites sont désormais acheminés à l’aide de moyens de transport variés, compliquant davantage les contrôles sur le terrain.

Face à cette situation, la Direction générale des douanes appelle les populations à collaborer davantage avec les forces de sécurité en signalant tout comportement suspect.

Une lutte renforcée contre les importations illégales

Les autorités douanières réaffirment leur volonté de renforcer la surveillance des frontières et des grands axes routiers afin de limiter l’entrée et la circulation de produits prohibés sur le territoire national.

Dans un contexte marqué par l’expansion des sites d’orpaillage artisanaux et le développement des trafics transfrontaliers, les services de contrôle multiplient les opérations de terrain pour freiner le commerce illicite de drogues et de médicaments non homologués.

Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuels réseaux impliqués dans ces différents trafics.

La rédaction


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