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SANTÉ | La santé mentale sort progressivement du silence au Burkina Faso

Longtemps peu abordée dans le débat public, la santé mentale commence progressivement à être davantage prise en compte au Burkina Faso.

Stress, anxiété, traumatismes, dépression, épuisement psychologique : de plus en plus de professionnels de santé alertent sur l’augmentation des souffrances psychiques, notamment chez les jeunes.

Dans un contexte marqué par :

  • l’insécurité ;
  • les difficultés économiques ;
  • les déplacements de populations ;
  • les pressions sociales ;
  • l’hyperconnexion numérique,

les spécialistes estiment que la santé mentale devient un enjeu majeur de santé publique.

Un sujet encore tabou

Dans plusieurs communautés, les troubles psychologiques restent encore associés :

  • à la honte ;
  • à des croyances mystiques ;
    ou à des préjugés sociaux.

Résultat : beaucoup de personnes hésitent encore à consulter.

Selon des professionnels de santé, ce silence aggrave souvent les situations.

Les jeunes particulièrement exposés

Les spécialistes observent :

  • une montée du stress scolaire ;
  • des formes d’anxiété liées aux réseaux sociaux ;
  • des difficultés d’insertion professionnelle ;
  • un sentiment d’incertitude face à l’avenir.

Les étudiants et jeunes actifs apparaissent parmi les publics les plus vulnérables.

Des structures encore limitées

Le Burkina Faso dispose encore de peu de structures spécialisées en santé mentale comparé aux besoins croissants.
Les professionnels du secteur plaident pour :

  • davantage de psychologues ;
  • une meilleure sensibilisation ;
  • l’intégration de la santé mentale dans les politiques publiques.

Un enjeu social sous-estimé

La santé mentale ne concerne pas uniquement les hôpitaux psychiatriques.
Elle touche :

  • la famille ;
  • l’école ;
  • le travail ;
  • les réseaux sociaux ;
  • la cohésion sociale.

Dans plusieurs pays, la santé mentale devient désormais un indicateur stratégique du bien-être des populations.

Parler de santé mentale ne doit plus être un tabou.
Au Burkina Faso comme ailleurs, la prévention, l’écoute et l’accompagnement psychologique deviennent essentiels dans une société confrontée à de multiples pressions.

Par la rédaction de Fasoverse Media


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