Par la Rédaction de Fasoverse Média
En ce mois de mai 2026, le secteur de la santé au Burkina Faso franchit une étape historique. Après le succès de la première édition du
Forum National sur le Financement de la Santé (FONAFIS), le gouvernement a officiellement validé les grandes orientations de sa politique sanitaire pour les cinq prochaines années. L’ambition est claire : bâtir un système robuste, capable de répondre aux chocs tout en assurant une couverture de proximité.
La lutte contre le paludisme : un tournant décisif
Accélération des chantiers hospitaliers
Sur le terrain des infrastructures, 2026 marque le coup d’accélérateur pour les grands chantiers hospitaliers. Le
CHU de Gaoua, dont les travaux ont atteint un taux de réalisation de 78 %, devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année. Parallèlement, l’ouverture de nouveaux centres d’hémodialyse à Dori, Dédougou et Banfora vient soulager les patients qui, jusque-là, devaient parcourir de longues distances pour accéder à des soins spécialisés.
Le défi de la digitalisation
Enfin, la protection financière des ménages reste au cœur des préoccupations. Le gouvernement déploie actuellement la
digitalisation de la gratuité des soins à travers la plateforme « E-Flux financier ». Cet outil vise à améliorer la transparence et à garantir que les ressources bénéficient directement aux populations, notamment dans les zones à fort défi sécuritaire.
Entre réformes structurelles et innovations technologiques, le « Pays des hommes intègres » dessine les contours d’une autonomie sanitaire plus affirmée.